Exposition "Strasbourg 1918-1924, Le retour à la France" -Strasbourg

OCT.
22
22 octobre 2018 à 13h00
19 mars 2019 à 17h00
Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg
32, avenue du Rhin
67000, Strasbourg

Jusqu'au 10 mars 2019 : Dans le cadre du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, les Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg présentent jusqu’ au 10 mars 2019, l’exposition "Strasbourg 1918-1924, Le retour à la France"
(En partenariat avec le Musée historique de la Ville de Strasbourg et le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration)
Entrée libre
Expo ouverte au public : lundi et mardi de 13h à 17h + du mercredi au vendredi de 9h à 17h + dimanche de 14h à 18h
(Exposition fermée les jours fériés)
Animations :
- Les dimanches 7 octobre, 4 novembre, 2 décembre 2018 +  6 janvier, 3 février, 3 mars 2019 à 15 h = visites-conférences. Entrée libre ;
- Visites guidées de l’exposition sur demande (minimum de 10 personnes, prix par personne : 3 €).
Renseignements et réservations :
archives@strasbourg.eu / 03 68 98 51 10
Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg - 32, avenue du Rhin – Strasbourg.
Tram C, D ou E arrêts Landsberg ou Churchill 
Quelques mots :
Le 22 novembre 1918, l’entrée des troupes françaises constitue une date charnière dans l’histoire de Strasbourg en consacrant le retour à la France de celle qui fut durant 48 ans la capitale du Reichsland Elsaß-Lothringen.
Après quatre années de guerre, de dictature militaire et au terme des journées troublées de la « révolution » de novembre, c’est une population strasbourgeoise en liesse qui accueille les français en libérateurs. Mais après les fêtes de réception, l’héritage d’un demi siècle d’appartenance à l’empire allemand fait sentir à tous combien Strasbourg avait changé depuis 1870.
Une des questions les plus immédiates est le sort des 60 000 « vieux-allemands » qui vivent dans la ville, soit 30 % de la population. Près de la moitié d’entre eux la quitte, soit spontanément, soit à la suite d’expulsions qui touchent aussi des Alsaciens, condamnés pour « germanophilie » par des commissions de triage. Cette « politique d’épuration » entraine une véritable saignée des élites, notamment universitaire et culturelle.
Afin d’effacer le souvenir de la période allemande, une francisation active est mise en place mais elle se heurte au droit local, à la question du bilinguisme et à la place de la religion dans l’enseignement défendus par la population.
Bonhomme allant, les Strasbourgeois retrouvent une vie normale marquée par la montée d’un malaise alsacien, conséquence des difficultés de réintégration des provinces recouvrées au sein de la mère-patrie.
Dans le cadre du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, les Archives de la
Ville et de l’Eurométropole, le Musée historique et le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’illustration se sont associés pour présenter au public, en 150 documents et objets, l’histoire complexe de ce changement d’époque et de nation, à Strasbourg, entre 1918 et 1924.